• Cours de M. Girard 2005

    Cours 1

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Problématiques

    <o:p> </o:p>

    Quelle place l’indignation, la compassion, mais aussi l’attendrissement, la révolte ou la réaction identificatrice laisse-t-elle à l’intelligence, à la réflexion et à l’action, l’engagement qui s’en suit ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Les Images de souffrance appellent-elle à la Réflexion ou à l’Action ?

    <o:p> </o:p>

    ð     Quelle représentation [réflexive, analytique] nous formons nous de ces images, de l’évènement à travers ce type d’image.

    <o:p> </o:p>

    Ne rendent-t-elles pas problématique une juste représentation ? Sont-elles éclairantes à idée correcte ? Ou rendent-elles la juste représentation difficile ? <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    ð     Quel lien les représentations de l’atroce établissent-elles avec le texte ou la voix qui l’accompagne ?

    <o:p> </o:p>

    Une image est toujours accompagnée d’un texte, que ce soit une légende, un commentaire ou une « voix-off ». Et quand le texte est absent, cela signifie quand même une volonté particulière du réalisateur ou du diffuseur.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le texte induit notre adhésion ou notre rejet …

    <o:p> </o:p>

    ð     Comment penser la réaction d’effroi ?

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Effroi : Etre effrayé par une scène, être paralysé : suspend de ses capacité interprétatives.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    L’émotion face aux images d’actualité

    <o:p> </o:p>

    Accumulation d’images choc qui pourraient heurter les « personnes sensibles »…

    Contradiction : blasés par les images à moins de réaction à Accoutumance à l’irreprésentable.

    <o:p> </o:p>

    Anthropologie :

    Deux formes d’endurance :

    -         à la douleur physique

    -         face à la représentation de la souffrance

    La première a diminué, alors que la seconde a beaucoup augmenté.

    A tel point qu’on se demande si la vision d’image choc ne fait pas naître en nous un certain plaisir à voir l’horreur…

    <o:p> </o:p>

    Les images sont actuellement en charge de gommer, d’affaiblir, la violence de la guerre, maladie, mort, folie …<o:p></o:p>

    Créent-elles toujours un effet de dévoilement, de prise de conscience ? Non, mais cela a pour effet de reculer la présence de tous ces maux…<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Jamais les images n’ont été aussi violentes, et jamais leur effet n’a été aussi faible.

    <o:p> </o:p>

    ð     Quel est le pouvoir des images, comment nous affectent-elles ?

    <o:p> </o:p>

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    <o:p> </o:p>

    La photo aujourd’hui

    <o:p> </o:p>

    Milieu effervescent :

    Développement économique et culturel spectaculaire.

    Des lieux : festivals, magazines, galeries, écoles, études, formation, Musées…

    Dans l’économie : augmentation des prix et des ventes publiques

    Dans les usages : Augmentation des pratiques et surtout, diversification des moyens et des objets :

    §         appareil argentique, numérique, téléphones…

    §         utilisé par la police, les géographes, les pro et les particuliers.

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Photo d’actualité : Catégorie photo / vidéo est en train de s’estomper : photo de film ; vidéo sur photos…

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Laurent Greilsamer : « souriez ! Vous êtes filmé ! »

    Ex : attentats de Londres : images individuelles.

    Ni pro ni amateurs à « ils filment comme ils respirent »

    -         « L’usage privé de l’image met en cause le statut du photographe professionnel »

    o       « amateur » : non sens

    -         « L’image n’est plus un objet politique dès lors que tout est photographique »

    -         « Cette image perd sa vertu » plus de puissance symbolique ni morale à tout et n’importe quoi

    -         « Comme si l’image était, par nature, virtuelle » à plus de consistance (numérique) à pas de corps

    -         « Ni document, ni preuve, une image sans conséquence »

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le floutage de l’image d’actualité

    <o:p> </o:p>

    Droit à l’image à code civil

    <o:p> </o:p>

    3 avril 2006. Le Monde : Pascal Santi

    Images de casseurs anti-CPE à dans « Match » à veut assumer la publication et donc pas flouter.

    AFP floute car elle veut respecter la loi.

    <o:p> </o:p>

    Mais selon les médis, l’attitude est différentes à attitude par rapport à la violence n’est pas la même.<o:p></o:p>

    ð     La loi ne précise pas la nature de la violence à flouter ou non … <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    « photo-torche » : « le photographe n’est pas un symbole de vertu, de moralité. Il rend compte de l’effet de sidération, de paralysie à porte de la conscience périphérique. Uniquement »

    <o:p> </o:p>

    « La Madone de Baltalah » par Hocine Zaourar

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    <v:rect id=_x0000_s1026 style="MARGIN-TOP: 1.65pt; Z-INDEX: 1; MARGIN-LEFT: 180pt; WIDTH: 261pt; POSITION: absolute; HEIGHT: 126pt"></v:rect>

    Image même de la souffrance à Symbolique de la seconde guerre d’Algérie à Image de guerre civile. Accusée de trucage, de mise en scène, trop parfaite pour être vraie, registre iconologique de la vierge en pleur, dans le monde Arabe…

    La légende comportait une erreur : se ne sont pas ses fils qu’elle a perdu, mais la famille de son frère.

    <v:shape id=_x0000_i1027 style="WIDTH: 179.25pt; HEIGHT: 128.25pt" type="#_x0000_t75"><v:imagedata o:title="madone%20de%20baltalah" src="file:///C:\DOCUME~1\admin\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image004.png"></v:imagedata></v:shape>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    La femme a porté plainte (sous la pression de son gouvernement et de sa famille … argent) pour atteinte à l’image. 5 ans de procès, non lieu mais Zaourar est interdit de photo en Algérie.

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    -         Ma suspicion, le doute entoure l’image. Mise en cause car fragilité de l’image de l’Actualité à déformation.<o:p></o:p>

    -         L’image ne vaut que par rapport à sa légende à justification mais remise en cause aussi.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    « Le cauchemar de Darwin » de Sauper. Documentaire.

    <o:p> </o:p>

    <v:shape id=_x0000_i1028 style="WIDTH: 252pt; HEIGHT: 168pt" type="#_x0000_t75"><v:imagedata o:title="17" src="file:///C:\DOCUME~1\admin\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image006.jpg"></v:imagedata></v:shape>

    <o:p> </o:p>

    Sujet : ravage commis par l’introduction d’un poisson dans le Lac Victoria en Afrique.

    à Réalité selon son point de vue, mais investigation pas suffisante…

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Image documentaire : préalable : Non, ce n’est pas nécessairement l’image du réel à Toujours un parti pris.<o:p></o:p>

    Pas le privilège de la vérité, c’est un point de vue.<o:p></o:p>

    Commentaire de l’image : pas catégorique.<o:p></o:p>

    Documentaire : Construction subjective, mais pas fiction, ni enquête scientifique <o:p></o:p>

    à Manipulation ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Documentaire de référence :

    R. Flaherty. Nanook et L. Bunel : Terrasse sans pain 1933

    <o:p> </o:p>

    Dans les deux cas : les réalisateurs ont montré que tout image est d’abord une représentation, une reconstruction de la réalité. Un état, non pas du monde, mais du rapport du cinéaste au monde qu’il filme ou qu’il photographie.

    Enjeux idéologiques, moraux, culturels de l’époque. Tout image, tout film documentaire est donc un mensonge dont on peut, au mieux espérer qu’il soit mit au service d’une vérité.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Humaniste – Humanitaire

    à Il s’agit de l’homme, à qui on va apporter quelque chose, une aide. « Humanisme » de Sartre.

    <o:p> </o:p>

    Photo humaniste<o:p></o:p>

    Photo humanitaire<o:p></o:p>

    30-50 : montre l’être humain confronté à des évènements (guerre, misère, travail, fête).

    Noir & blanc, format classique.

    Vision du monde positive

    Doisneau, Cartier-Bresson

    Met en scène l’être humain broyé par une situation qui le dépasse et le transforme en victime.

    à Montrer la situation de détresse.

    Montrer que quelque soit la situation, l’humain garde sa dignité et être à même d’agir

    Tremblement de terre, Charnier, Kamikazes…

    Témoigne dans tous les cas de la position de la victime.

    Regardeur pas censé venir au secours du sujet car tous logés à la même enseigne.

    Provoquer une action d’aide, de soutien (financier, moral…). Hors cette photo ne dit qu’un seul aspect de la situation, celui le plus susceptible de provoquer une situation humanitaire

    <o:p> </o:p>

    C’est la photo humanitaire qui a pris le dessus :

    à Développement de l’Action à plusieurs aspects.

    <o:p> </o:p>

    -         Succès de cette imaginaire, ne se comprend que par rapport à l’échec des idéologies humanistes. (communisme…)<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Beaucoup d’images de catastrophes, de désastre, sans qu’une idéologie humaniste puisse résoudre le problème. Plus d’adhésion collective à une cause mais conscience individuelle.

    <o:p> </o:p>

    Chacun est sommé de réagir, pas de conscience politique. Causes pas souvent mentionnées.

    <o:p> </o:p>

    -         Photo de Philippe Blenkinsop (in Vu) Laos et Cambodge.

    <o:p> </o:p>

    <v:shape id=_x0000_i1029 style="WIDTH: 249.75pt; HEIGHT: 252pt" type="#_x0000_t75"><v:imagedata o:title="16" src="file:///C:\DOCUME~1\admin\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image008.jpg"></v:imagedata></v:shape>

    <o:p> </o:p>

    Image ne dit rien des causes, pas connaissance de la situation à que pour transmettre l’effroi à signer un chèque pour que la guerre civile soit stoppée.

    <o:p> </o:p>

    -         Afghanistan : tremblements de terre : un ONG console un habitant. Esthétique de l’image : humaniste.

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Limite de la photo humanitaire : <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    -         fait appel à notre conscience d’être humain, conscience universaliste. Sollicitude.

    -         Fait pour exalter les sentiments communautaristes les plus étroits. Détresse à Exciter la défense d’une communauté contre une autre.

    <o:p> </o:p>

    Hannah Arendt : « La politique de la pitié » : hypocrisie parfaite car prend pas en compte les causes de la scène et les rapports de force politiques. Dans Essai sur la révolution, 1967.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Question posée par Boltanski :

    ð     A quelles conditions, le spectacle de la souffrance à distance, par médias interposés est-il moralement acceptable ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    à Une prise de conscience ne peut pas naître d’une image qui se limiterait à la provocation d’un choc émotionnelle ou une réaction aveugle.

    Nécessité de garder la « bonne distance » face aux images.

    <o:p> </o:p>

    Sartre : «  la mauvaise foi » : humanitaire : je suis dans la même impuissance que la personne qui souffre.

    <o:p> </o:p>

    Certaines photos ont valeur de preuve.

    <o:p> </o:p>

    L’image de l’Afrique est un bon exemple de l’extraordinaire simplification de l’imagerie médiatique. Elle est toujours montrée par la famine et la guerre civile.

    <o:p> </o:p>

    « Politique de la pitié » dans un essai sur la révolution.

    2 types de révolution : Europe / USA. Aux USA, la liberté est plus essentielle qu’en Europe.

    <o:p> </o:p>

    Le spectacle et l’observation du malheureux pas celui qui n’en partage pas les souffrances aux USA est valorisé. Politique de la pitié l’emporte sur celle de la justice jusqu’à la fin du XVIII : pitié qu’en dehors du politique.

    « Autrement dit, pitié et compassion sont des notions assez neuves aux USA ».

    <o:p> </o:p>

    Pitié / Compassion

    <o:p> </o:p>

    Compassion : dirigée vers un être singulier. Chaque cas est particulier, pas de généralisation. Souvent peu loquace. C’est la réponse visible à l’expression de la souffrance. Résumée en un geste.

    <o:p> </o:p>

    Pitié : éloquente, bavarde en émotion et généralisée. Intègre la Distance

    <o:p> </o:p>

    Arendt : récit des 3 réactions face à la souffrance : le prêtre, le militaire et le « Bon Samaritain ».

    Miséricorde : disposition objective à soulager la détresse d’autrui. à Le bon Samaritain. Acte libre, perso, qui n’appelle pas de témoin. Mais il n’a pas de raison socio, pro… -> en dehors du cadre social, Action qui relève de son fort intérieur.

    <o:p> </o:p>

    Selon Kant, la pitié manque de proportion.

    <o:p> </o:p>

    Hypersensibilité, processus d’exhibition du malheur, doit, pour être opérant, faire en sorte que l’enfant puisse apparaître comme n’importe quel autre, y compris le notre.

    <o:p> </o:p>

    Gang des barbares à très précis, ponctuel, localisé, mais Capacité de généralisation.

    <o:p> </o:p>

    Interdit de la réalité vécue telle quelle. Description pur et simple comme exclue. L’image est toujours en retard, inadéquate, l’objectivisme trouve sa limite dans l’indécence, l’inhumanité, l’obscénité, la barbarie.

    Toute image est asymétrique par rapport au réel. Elle concerne, dans bien des cas, un spectateur qui devrait être considéré comme détaché. Cependant, comment ce spectateur va-t-il prendre parti ? Il faut créer les conditions de l’urgence.

                L’image de la souffrance exige des personnes qui en sont témoin de prendre parti, fait et cause s’engager pour palier à la souffrance.

                Par ces fameuses conditions, il faut que le spectateur prenne parti. Non comme un voyeur mais depuis un processus moral qui consiste à légitimer l’image par l’action. Il ne faut pas seulement solliciter l’émotion chez le spectateur mais aussi l’impartialité, le désintérêt et la sympathie, voire l’empathie.

                L’imaginaire joue un très grand rôle. Mais il est de plus en plus difficile de sympathiser dans un monde ou le communautarisme sévit. Les médias favorisent des réactions d’identification communautaristes, en contradiction avec fonction des savoirs et contextes.

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Plusieurs topos de l’image :

    ·        La dénonciation : le spectateur s’indigne : colère à parole pour simuler une action

    à Orienter la réaction vers le Persécuteur à coupable.

    ·        Le sentiment : Attitude de compassion par rapport au malheureux

    à Attendrissement, pitié à hypocrisie ( ?)

    ·        L’esthétique : Ce qu’il y a de « forcément sublime » (Margueritte Duras) dans l’horreur. Frappés par la dimension formelle. Trouve une certaine beauté dans l’horreur.

    <o:p> </o:p>



    Cours 2 : La photo documentaire

    <o:p> </o:p>

    Photo qui prend en compte la réalisation sociale qui comporte souffrance, pauvreté, misère…

    <o:p> </o:p>

    Début photo : 1830 : photographie représentait des individus sur les lieux de travail, dans la rue, autant dans des circonstances quotidiennes, que la guerre, que le drame…

    <o:p> </o:p>

    Typologie : Recensement par type dans la société.

    Misère, pauvreté, guerre… Statut de ces images très divers.

    <o:p> </o:p>

    Carte postale, pro, amateur, Art et reportage…

    <o:p> </o:p>

    USA : c’est dans les années 20-30 que se précise la notion de photographie documentaire.

    <o:p> </o:p>

    Une des premières tâches de la photo documentaire est la description.

    <o:p> </o:p>

    Elle a pour objet de convaincre les récepteurs de la gravité de la situation sociale. Attirer l’attention, sensibiliser… Mise en lumière et traitement du problème social. à « Picture Problem » USA.

    <o:p> </o:p>

    W. Scott : Documentaire et Expression dans les années 30 aux USA.

    Définition d l’image documentaire : « le documentaire traite de l’expérience réelle, non imaginaire d’individus appartenant, généralement à un groupe de faible niveau économique et social [à par conséquent inférieur à celui du public au quel le message s’adresse] et traite cette expérience de façon à rendre « vive », « humaine » et le plus souvent, poignante pour le public ».

    <o:p> </o:p>

    Documentaire met en évidence : le réel : condition concret dans lesquels les individus vivent.

    à Comment rendre compte de la vie réelle des gens ? : Problème toujours d’actualité.

                            à Problème méthodologique, dans quelles conditions ?

    <o:p> </o:p>

    Les histoires de la photo privilégient, pour définir ce style documentaire, la situation des années 20-30 à période de dépression suite au crack de Wall Street qui fait sombrer l’économie USA et entraîne la première crise mondiale.

    Pendant cette période : Etat et Associations caritatives avec un double but :

    Ø      Faire vivre les photographes, l’industrie photo

    Ø      Sensibiliser le public.

    <o:p> </o:p>

    ð     commandes de 35 à 42 (Roosevelt) FSA (Farm Security Administration) met au service d’une narration le document photographique à Commandes d’histoires.

    <o:p> </o:p>

    Raconter des histoires avec des images « story… »

    à Partialité, neutralité pour parvenir à des images visibles, compréhensibles.

                à Simplification du cadrage : - privilégie la frontalité

                                                                 - mettre l’accent sur la centralité du motif.

                                                                                      à Toujours au centre, en face.

    <o:p> </o:p>

    Pas d’anecdote. Personnages statiques à Clarté + netteté.

    <o:p> </o:p>

    Tout cela chasse la mise en scène émotionnelle : pas de pathos ni de théâtralité. Refus du sentimentalisme.

    <o:p> </o:p>

    L’image est conçue pour être visualisée dans un série (à la mode dans les magasines)

    <o:p> </o:p>

    Image : neutre, série à Histoire avec des images « neutres » (paradoxe)

    Histoire de la photo du document social.

    <o:p> </o:p>

    Image de 1847 «  Les Charbonniers » de Louis Adolf Humbert de Mollard. Mise en scène : temps de pose est si long que la photo exclue le document « sur le vif ».

    <o:p> </o:p>

    Un des premiers à prêter attention à la misère des petits métiers de Paris et le travail des enfants.

    <o:p> </o:p>

    ð     Dans ce document «  de théâtre », une notion documentaire et sociale.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Sur un mode romantique : « Louis Dodier en prisonnier » Image fictive : représentation du prisonnier. Cependant, cette image, en dépit de son caractère pittoresque, est une bonne représentation des conditions de vie réelle du prisonnier.

    Cette photo rend possible le reportage en prison.

    <o:p> </o:p>

    Dans les enquêtes :

    Henry Fox Talbot en 1840 : photographie des paysans à ils posent dans des « tenues du Dimanche ». Il faudra attendre un certain temps avant qu’ils soient représentés à l’ouvrage et que les photographies soient fidèles.

    <o:p> </o:p>

    David Octavius Hill et Adamson 1843 : « pêcheurs » : forme d’anoblissement du pêcheur. Dans la peinture : éléments d’une représentation de la pêche, ici, portrait de pêcheur.

    <o:p> </o:p>

    à Conséquence Majeure de la photo documentaire : prend en considération, indépendamment de la classe sociale, des personnages anonymes et donner de chacun une vision qui le constitue comme individualité, chose qui était jusqu’alors réservée à l’aristocratie.

    <o:p> </o:p>

    ð     élément essentiel : démocratique : tout le monde accède à l’image à partir des années 1840

    <o:p> </o:p>

    1848 : D.O.Hill et Adamson : « Les poissonnières » : image de rue assez peu posée à première vision assez proche de la réalité. Banlieue de Londres.

    <o:p> </o:p>

    Usages : peu diffusé dans les année 1840 : rencontre le public plus tard, dans les musées, mais utilisés comme modèles pour les gravures de presse jusqu’en 1920 : disparition de cette pratique.

    <o:p> </o:p>

    T.O’Sullivan : Bataille de Gettysburg : soldat mort dans une tranchée.

    Jusqu’en 1830 (guerre d’Espagne), les photographes de guerre sont décevantes du point de vue de l’action et de l’engagement spectaculaire.

    <o:p> </o:p>

    Il faut attendre que les appareils photo soient mobiles à 1914-18.

    <o:p> </o:p>

    1863 : appareil encombrants : peut photographier que les morts, les dégâts ou les pauses des campements.

    <o:p> </o:p>

    à Impact considérable sur la représentation que le grand public se fait de la guerre. Le sommet de la photo de guerre sur le vif est le Viêt-Nam à instant même de l’action, de la mort. Depuis cette guerre, la règle, pour les gouvernements consiste à interdire au photographe le champ de bataille.

    <o:p> </o:p>

    Ici : -    réalité crue d’un enfant mort au combat

    -         gros plan : exception car habitude de plan large : 2 groupe qui s’affrontent alors qu’ici : histoire individuelle.

    <o:p> </o:p>

    2° image : mort à la même bataille : 2 effet au moins 

    -         Emouvoir, toucher le public

    -         Donner de l’évènement une vision concrète qui se définie parfois comme neutre, clinique, chirurgicale, à valeur de constat.

    <o:p> </o:p>

    L’image de la mort ne rend pas compte des conditions qui ont conduit la mort du soldat.

    Autre grande dimension de la photographie documentaire :

    <o:p> </o:p>

    1862 : photo d’esclaves. Enjeux de la guerre civile USA, entre autre : Nord Abolitionniste, Sud : esclavagiste.

    <o:p> </o:p>

    O’Sullivan : du Nord : photo relève pas seulement du documentaire, mais ambition de propagande : misère des esclaves noirs.

    Ici : pouvoir de suggestion tout à fait évident à gravure dans la presse.

    D’autre part, aspect essentiel de la nation américaine : Présence des immigrés, très grand nombre d’ethnie.

    <o:p> </o:p>

    « Zuni » : origine russe. Révèle aux USA le caléidoscope de leur nation.

    <o:p> </o:p>

    Photo de Curtis :

    « Indien » : chassés mais encore en USA dans des réserves.

    à Met à jour un aspect fondamental de la photo documentaire : Se donne pour objet d’archiver la planète. Préserver par l’image des paysages, des personnages, des architectures dont on sait qu’ils sont voués à la disparition ou à la transformation.

    à Photo réuni des indices d’un réalité vouée à la destruction.

    <o:p> </o:p>

    Il en va de même pour les photo du début : XX qui partent sur les traces des géographes.

    Flaherty : années 20-30 : Nanook, Tabu, L’homme d’Aran…

    Population considérée comme menacée. Le photographe et le cinéaste documentaire se livre à une enquête « avant décès » et révèle au public une autre dimension de ces populations jusque là considérée comme vivant dans des paradis hors industrie. Pour la première fois, ils mettent en cause les clichés liés aux peuples « primitifs ». Pour contredire cette conception, ils montrent à quels point ces populations développent une culture des savoirs faire qui n’ont rien à envier à la culture occidentale. à Changement de vision :

    Moins supérieur, moins méprisante.

    <o:p> </o:p>

    1903 : Indien Navajo par Thomas Vroman qui a réalisé, de manière systématique des reportages sur les tribus indiennes plus paysage à photographié non pour la qualité pittoresque, mais comme un territoire, un élément devant aider à la compréhension d’un peuple.

    <o:p> </o:p>

    Image : grande étendue, grand ciel.

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    Tout autre perception de la réalité documentaire : Johns Barmardo, 1905 : montre un enfant habillé élégamment. à Studio de photographe alors que le projet de Barmardo est singulier : montrer la situation des enfants aux USA : immigration des enfants se traduit par leur abandon sur la voix publique. Barmardo qui est aussi médecin, est engagé dans cette cause. Fait des photo « avant / après » pour montrer le profit qu’il y a a placer ces enfants dans des institution.

    <o:p> </o:p>

    Thomas Hannan : Ilots insalubres considérés de nos jours comme de belles photo USA.

    Images USA urbaine fin XX. Mission très simple des grands romanciers comme Dickens ou Hugo à sensibiliser les pouvoirs publics.

    <o:p> </o:p>

    J. Riis : seconde moitié XIX. Ecrivain, célèbre comme beaucoup de photographe de cette époque, rencontre la photo. Ecrit des articles en faveur des déshérités.

    à Conférence sur la misère. La conférence est très importante en USA pour la cause sociale.

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    Il va photographier pour illustrer ses conférences à Usage d’une technique photo très utile pour les lieux sombres : le Flash. Il permet de montrer des aspects moins communs, normalement invisibles puisque dans l’ombre et de prendre les photos « par surprise » à pas le temps de composer une attitude è Authentification.

    <o:p> </o:p>

    Enfants dans la rue. Mise en scène ? Riis demande d’adopter des pauses dramatiques, dramatisées.

    Montrer la vie des quartiers pour la presse locale, et toucher le public de ses conférences.

    La presse locale rapporte que « ses auditeurs gémissaient, s’évanouissaient et interpellaient Riis ».

    <o:p> </o:p>

    Travail dans les ateliers de couture grâce au Flash à pas une image sophistiquée, esthétique, pas plus que dans les bidonvilles de New York.

    à 1855 : image inédite.

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    De nos jours banal, mais « plein soleil » à sensibilité de la pellicule photo le permet à peine à ce moment.

    <o:p> </o:p>

    Elle est l’indice d’une réalité prise sur le vif :

    - immigrant Russe dans sa cabane. – maison.

    <o:p> </o:p>

    Riis est l’ancêtre de Weege : années 40 : accident, crimes … auxiliaire de la police.

    <o:p> </o:p>

    Lewis Hine : 1909 : filature : travail des enfants à obsédé par les conditions de travail aux USA, à l’image de Zola. Dénonce les conditions de vie des enfants.

    <o:p> </o:p>

    Portraits à la gloire des enfants au travail : courage et endurance : petite taille contraste avec la taille des machines.

    « Hommes et machines » : dénonciation et éloge de la société industrielle. Faire en sorte que la machine soie accompagnée de mesures humanitaires.

    <o:p> </o:p>

    Lien dynamique entre l’homme et la machine. Mais aussi enfants : moins élogieux.

    <o:p> </o:p>

    Hine : plus d’ambition : pas seulement montrer les hommes au travail, mais aussi la réalité dans une ville entière à portrait de Pittsburg.

    <o:p> </o:p>

    Photo de groupe : Frontale. Ce type de photo ne peut se comprendre que dans un ensemble d’image, reportage global.

    <o:p> </o:p>

    A Sander : 1910-34 : regroupe systématiquement ses photos. Partisan de la « photo exacte » à photo qui montre l’individu dans son rôle social.

    <o:p> </o:p>

    Pas poétique, pas de surprise. Portrait de l’Allemagne à travers les différents types d’homme et de métier. « 3 paysans en chemin vers le bal ».

    à Ce qui est émouvant, outre sa netteté et sa luminosité, c’est la date : 1913 à mort à la guerre ?

    <o:p> </o:p>

    Le maçon : l’image rempli une fonction symbolique. à Photo de face : regard.

    Pâtissier : personne qui incarne pleinement sa fonction sociale.

    <o:p> </o:p>

    Pour Sander, les individus sont pleinement définis par leur place dans société.

    à Documentaire sociale s’adresse d’abord à cela.

    à Psychologie vient toujours après.

    <o:p> </o:p>

    Stéréotype : se banalise, s’édulcore en devenant un standard.

    Type : dans typologie : avec plus de nuances.

    <o:p> </o:p>

    (Homme dans rue) Ecrivain de 1930 qui ressemble étrangement à Kafka. (cireur)

    <o:p> </o:p>

    La photo documentaire se donne un certain style avec Sander. Frontalité, neutralité, netteté, caractère statique. à Absence totale, au max, d’ambiguïté.

    Moins de décor à personnage central.

    <o:p> </o:p>

    2 frères paysans : photo par Sander ; ce qui fait la force de ces images.

    <o:p> </o:p>

    Ce qui fait leur actualité, c’est sentiment de présence qu’elles produisent è proximité très grande à Emotion.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Emotion débarrassée de la narration à devant un homme dont on sait que la vie c’est passée mais n’est plus…

    <o:p> </o:p>

    USA : Crack de 29 (image bourse) à survient après l’euphorie de l’après GM1. Se traduit pas un replis sur soi, xénophobie, limitation de l’immigration, spéculation boursière effrénée. Crack : crise sans précédent.

    <o:p> </o:p>

    ð     Prise de conscience de la misère des paysans.

    <o:p> </o:p>

    Walker Evans : Grand acteur de la photo documentaire de ces années. Un des plus grand photographe du monde.

    Projet initial : entreprise politique : faire connaître le travail de la FSA, dont il est membre.

    <o:p> </o:p>

    Comment les agents  de la FSA interviennent : (photo) discute avec un fermier.

    <o:p> </o:p>

    Arthur Rothstein : « Tempête de sable à Cimaron » 1936. Célèbre car montre sur un mode quasi allégorique la fragilité des paysans USA.

    <o:p> </o:p>

    -         photo d’enfant Alabama seul dans le désert

    -         photo de jeune fille black

    ð     enfants : vecteur importants du message social jusqu’à nos jours.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Margaret Bourke-White : enquête sur la situation des noirs aux USA.

    Caricature : affiche : sourire blanc et file d’attente de noir.

    Image réunies dans un album photo : Your have seen their faces. Ouvrage fait une grande place à la photo à inédit dans l’histoire des médias. Mais encore considérée comme l’illustration du texte.

    <o:p> </o:p>

    B. Abbott : Changing New York : photo doit contribuer à la compréhension exhaustive d’un territoire.

    Chaque image est commentée des ces plus infimes détails. à Légende identifie tous les éléments, tous les détails à pousse le but d’exhaustivité de la photo documentaire, plus que des descriptions.

    <o:p> </o:p>

    W. Ballhaus : photo du chômage de l’Allemagne pré-hitlérienne. (Foule, femme qui pleure, métiers de rue).

    <o:p> </o:p>

    Roman Vishniac : Vue du ghetto de Berlin année 30 : calvaire des juifs.

    <o:p> </o:p>

    ð     Les photos prennent une dimension allégorique forte.<o:p></o:p>

    Le pari d’exhaustivité de la photo documentaire se donne des objectifs inédits.<o:p></o:p>

    Ex : considérer la journée d’une femme de ménage, d’un marin, d’un enfant comme le sujet de documentaire, du reportage.

    <o:p> </o:p>

    à Séquence temporelle qui va trouver sa traduction dans un reportage dont les images sont légendées. à Emprunt à la littérature (ex Zweig)

    <o:p> </o:p>

    Cadre temporel qui explique ceux de Bill Brandt : USA, an 30.

    ex : 1930 à Londres : journée d’un marin, ou d’une femme de chambre.

    <o:p> </o:p>

    Ces reportages ont une vertu : sortir les individus des stéréotypes à réalité plus complexe.<o:p></o:p>

    Documentaire social se donne un cadre temporel, des limites qui pourraient faire croire qu’il stéréotype, révèle en réalité la diversité des rapports sociaux, la complexité des individus.

    <o:p> </o:p>

    Brandt a une vision très noire de la réalité sociale

    Photo de mineur : à la pause repas. Tête noire : produit pas une photo misérabiliste.

    Dit autre chose : si la photo est une mise en scène (lumière, maquillage…), dans ce cas, le mineur nous renvoie l’image de ce qu’il revendique d’être : un mineur à la gueule noire

    à Pas d’émotion de type compassionnel mais fait prendre conscience d’une réalité singulière dans la quelle les individus assument leurs rôles.

    <o:p> </o:p>

    Eugène Smith : Le grand photographe de Reportage. Réalise en 49 pour Life un reportage célèbre consacré à un médecin de campagne. Reste dans l’histoire car pendant plusieurs semaines, Smith suit sa vie, ne le quitte plus. à Vie quotidienne d’un métier spécifique.

    Environ 20 pages, toutes les photo sont commentées.

    <o:p> </o:p>

    (Chapeau) Force quasi-cinématographique de l’image.

    <o:p> </o:p>

    Smith n’a pas fait posé : toujours là ‘au bon moment’. Lumière, qualité du cadrage, force expressive… quasi un film.

    <o:p> </o:p>

    (Infirmière qui donne le bain, Japon)

    Image célèbre car comme madone de Baltalah, le reportage donne lieu à une image qui renvoie à des représentations de sculpture, de peinture… reconnaissables dans notre iconographie esthétique et sentimentale. Vierge et corps du christ.

    <o:p> </o:p>

    Walter Evans : Début années 30, à 28 ans, après un séjour à Paris en 1927. Grand lecteur de Flaubert : réalisme « non apparition de l’auteur », « rejet de la subjectivité ».

    Utilise la Chambre, photographie New York 1935-43 : grand moment de FSA.

    Sud USA : le plus important reportage photo sur un territoire.<o:p></o:p>

    Jusqu’à ce que le gouvernement, face à la crise, fasse appel aux scientifiques (cartographe, éco, socio…). Pour la première fois : sollicite des photographes comme Walter Evans.

    Portrait de la société paysanne : il veut dresser un Tableau.

    <o:p> </o:p>

    ð     Met l’accent sur la pauvreté,

    ð     Et la nécessité de mettre entre parenthèses la sensibilité du photographe

    <o:p> </o:p>

    Ces photo vont être critiquées par les pouvoirs public car :

    -         trop déprimantes, misérabilistes

    -         images se prêtent trop, en dépits de la neutralité affichée, à une version sentimentale : topique de l’attendrissement.

    <o:p> </o:p>

    Evans : témoin qui entend ne pas donner des images recomposées à simplification de l’image (rue)

    (Maison) : photo d’architecture, de face, sans population à prête à disparaître .

    (Famille) : Alignées, pas de recomposition.

    Elément paradoxal : fascination : image de la misère mais aussi photo magnifique è grandeur, noblesse, dignité, gravité. Pas seulement victime mais acteurs d’un drame<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    (Détail d’un intérieur) :

    -         composition absolue : verticale, lumière, qualité des gris è belle

    -         précise, honnête : rend compte de l’intérieur Tel qu’il est : c’est l’inverse d »une mise en scène <o:p></o:p>

    Mais forme d’esthétique : esthétique pauvre, de l’élémentaire, du dénuement. Simplicité de la « Nature Morte » à Garantie d’une représentation qui se veut la moins falsificatrice possible. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Autre manière de procéder pour éviter la falsification : début des années 40 : gens dans le métro. Réalisées à l’insu des utilisateurs, des sujets. Anonymes, sans légendes. L’appareil ne ressemble pas à un appareil photo. Cache l’objectif.

    <o:p> </o:p>

    Photo présentées en grille : C’est le photographe très connu qui entreprend de réaliser des photo proche du photomaton : mécanique. Il pousse la logique de l’impersonnalité, du rejet de la subjectivité : à l’insu des gens, sans intervention esthétique qui se tiendrait au plus prêt de ce qu’est l’être humain quand il ne compose pas un personnage social, sans interaction (contrairement au portrait : relation entre objet et photographe.

    <o:p> </o:p>

    ð     Compréhension du genre : permettre de comprendre l’objectif jamais atteint :

    §         Se tenir au plus prés du monde et

    §         Faire comme s’il en était absent.

    ð     Dévisager la société sans qu’elle s’en aperçoive à relier le thème d’une représentation « Telle qu’elle est » au thème d »une représentation sans sujet, sans code, sans intervention subjective

    ð     Photomaton, télésurveillance … ?

    <o:p> </o:p>

    <o:p></o:p> 


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