Barthes sinterroge sur ce quest la photo, il se demande ce quelle est « en elle-même ».
Que représente-elle pour le « spectator » (le spectateur) ?
Que veut dire « lopérator » (le photographe) sur le « spectrum » (lobjet, le sujet de la photo) ?
Il distingue le « studium » : « sorte dinvestissement général », qui fait appelle à la personnalité, la culture, le contexte dans le quel se trouve le spectator ; du « punctum » : « ce hasard qui, en elle [nous] point. Le studium de louvrage serait la Photographie et la méta-Photographie, et le punctum, la photo du « Jardin dHiver ». Invisible et omniprésente, lui seul peut nous la décrire telle quelle est ressentie par le spectator du punctum en question nous la faire apprécier car il nous fait partager son propre punctum personnel, individuel, voire existentiel.
Cest un ouvrage à lire après Photographie et société et en même temps que lImage Fantôme, ou presque
Car bien que fondateur, référence en la matière, cette réflexion nécessite, à mon avis, quelques repères (donnés par Freund).
Même si Guibert se livre, il le fait avec sa société, ou du moins, son point de vue sur la civilisation dans la quelle il évolue, avec son entourage, son histoire.
Barthes, au contraire, est nécessairement seul devant le « Jardin dHiver ». Il nous propose une introspection au combien perspicace de la Photo, de son rapport à la Mère, à la Mort et toute son étude, si objective quelle se veuille au départ, et intrinsèquement liée à son expérience personnelle de la photo, de lamour quil voue à sa mère, et de la mort qui se rapproche inexorablement.