• Cours de Vanessa, 2006

    Cours de Muséologie de Paul Rasse (2006)


    Résumé<o:p></o:p>

    L’histoire ne se répète pas on le sait ; pour autant, l’analogie avec une époque, peut-elle, permettre de forger un modèle historique susceptible de nous aider à comprendre le monde contemporain ? Nous voudrions monter que la constitution de l’espace public au siècle des lumières, peut permettre de repairer et d’analyser l’émergence nouveaux rapport du public contemporain à la culture, singulièrement dans les musées, saisi dans ces fonctions de communication, comme espace de médiation. Mais c’est à condition de faire un retour au travail d’Habermas quand il étudie la révolution culturelle qui conduira à la Révolution française, et dans toute l’Europe du XVIII siècle, à de profondes mutations sociales et politiques…/…

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    1. concept d’espace public <o:p></o:p>

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    Habermas montre comment, à partir du XVIIè, et plus particulièrement du XVIIIè, la bourgeoisie parvient à s'affranchir de la domination séculaire, culturelle et idéologique, de l'aristocratie et de l'église, en se formant en public dans les salons, les cafés, les cercles de lecture qui apparaissent à la fin du XVIIè et se multiplient, dans toute l'Europe, pendant le XVIIIè. Il montre comment la bourgeoisie de la classe montante évolue avec :

    Ø      découverte de nouvelles formes de sensibilité pour la littérature et la culture.

    Ø      De nouvelles formes de sociabilité. Par la discussion et dans les publications, elle apprend à cet égard, à faire usage de son jugement critique, à nourrir, à affirmer et à développer sa propre opinion.

    Ø      Utilisation de son jugement critique:elle s'initie à l'usage public du raisonnement et se met à penser librement, non seulement à nourrir sa réflexion, mais à mettre à distance, en débat, à soumettre à discussion, la culture dont elle est imprégnée depuis des siècles, pour finalement en venir à mettre en question la légitimité du pouvoir en place et le bousculer

    Cette forme de modernité entraîne des changements tels que l’apprentissage de l’intimité, sensibilité au contact de ce que nous apporte la lecture, nouvel espace (salon : lieu accueil, échange) ↔ Emergence de la sphère privée. <o:p></o:p>

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    La sphère des personnes en privée <o:p></o:p>

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    La sphère publique bourgeoise est à ses origines, la sphère des personnes privées rassemblées en un public de salons. Lorsque la très belle Catherine Vivonne, marquise de Rambouillet (1586-1665) installa son cercle littéraire à Paris en invitant des savants, artistes et non pas des aristocrates, elle inaugure de nouveaux rapports sociaux avec le pouvoir en place, mais le fait subrepticement, au point que le Cardinal de Richelieu qui dirige l'État royal fréquente assidûment son établissement.

    Progressivement, les salons se substituent aux salles de cour où le prince donnait ses fêtes et rassemblait, en mécène, les artistes autour de lui, “ foyers de rencontres entre l'aristocratie et les écrivains, lieux d'un certain brassage social, instances de conversations intellectuelles indépendantes des institutions réglées et des corps établis, les salons sont le premier support de la nouvelle “ sphère publique littéraire ” née au commencement du XVIIè et émancipés de la tutelle curiale et académique. Liberté de dire ce que l’on veut, nouveau rapport avec la culture. Se développe aussi les cafés où “ l'intelligence côtoie la noblesse ”donc se développent dans le même esprit et rencontrent un vif succès. Les cafés affirment la dimension publique du débat. À la différence des salons et comme dans les sociétés savantes, ils sont véritablement des lieux publics ouverts à tous. Apparition de théâtre (théâtre à l’italienne).

    Habermas reprend là le point de vu de Kant qui caractérise le siècle des lumières par l’apprentissage de la discussion critique, au moyen de laquelle la raison doit pouvoir se déployer et progresser indéfiniment aussi loin que possible.

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    Elément important de l’espace public <o:p></o:p>

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    La discussion, les opinions, ne se propagent pas seulement de proche en proche, par personnes interposées ; elles ont trouvé dans l'essor des moyens publics de communication écrite (la poste et l’édition, pub), un support et un relais privilégié. Walder Prado rappelle d'ailleurs à ce propos qu'au XVIIIè siècle, “ usage public ” veut dire “ usage publi頔. Tout cela est accessible au public.

    Concept d’espace public : sensibilité du sujet, développement de maturité, pub. Arrive donc la nouvelle figure de l’éditeur avec l’apparition du siècle des lumières. Une technologie est importante du moment ou elle transforme le monde (ex tel permet la transmission du message). Il y a une émergence de l’opinion commune. Le public est séduit mais aussi déçue, il faut un regard critique qui va s’étendre, toutes les idées de l’Europe vont être discutées. Un espace public se fait et commence à interroger l’esthétique et remet en question les fondements de l’état. La médiation se crée à partir des individus et des lors une question se pose est ce qu’on accepte la culture dans l’histoire de l’humanité ou est ce qu’on la remet en cause ?

    Comment peut on analyser le musée comme espace ?

    Habermas utilise l’idéal type « d’espace public » pour analyser la société contemporaine. On arrive donc à la révolution française ou sont crées les trois grands musées qui vont dirigés la culture

    • 19 septembre 1792, dépôt au Louvre des tableaux et objets d’art se trouvant dans la maison royale
    • 10 juin 1793, création du Muséum national d’histoire naturelle
    • 29 septembre 1794, développement du conservatoire des arts et métiers.

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    2. musée contres espace public <o:p></o:p>

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    a) les beaux arts<o:p></o:p>

    1750/ 1779 : 1ère galerie du palais du Luxembourg accordé par louis 15, installation des collections des meilleurs peintres européens.

    1648 : 1ère expo publique d’art au salon de l’académie royale de peinture et beaux arts.

    1793 : convention prend la décision de protéger les œuvres du musée royales et le musée devient un lieu d’accumulation, conservation des chefs d’œuvres. L’idée que les œuvres se suffisent à elles mêmes influences la manie des copies.

    Les vertus universelles de l’œuvre conservée au musée, justifient qu’elle soit rattachée à sont temps, comme à son lieu, qu’elle puisse être iconographié et démultipliée. Le musée poursuit le projet de réunir e un seul lieu les témoignages de ce bel âge. Le musée du 19ème siècle n’est pas fait pour le public c’est seulement un lieu d’accumulation.

    Comment le musée s’est construit comme un lieu qui cesse les débats ?

    ü      le public n’y a pas accès

    ü      espace réservé aux spécialistes

    ü      lieu de discussion entre experts de l’art

    ü      le musée est le lieu ou les peintures accèdent à l’éternité, lieu de conservation

    ü      lieu de sacralisation de la culture

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    b) la science <o:p></o:p>

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    Comment au 19ème siècle la science va utiliser le musée pour faire cesser le débat ?

    Tout d’abord mobiliser les connaissances du monde, exemple le muséon bibliothèque d’Alexandrie, le roi Soher a eu l’idée de rassembler toutes les connaissances et invitent les grands scientifiques à vivre dans le muséon pour penser le monde.  La science sert seulement à penser le monde et devient efficace à la renaissance :

    -          lieu d’accumulation et discussion des savoirs

    -          à la renaissance, apparition des cabinets de curiosité, lieu de regroupement et d’échange entre amateurs.

    Des lors un problème se pose car qui dit accumulation des objets dit système d’organisation et de synthétisation (rassemblement de la connaissance). Cette idée qu’on va substituer au chaos initial mène à des nouveaux ordonnancements.

    La révolution crée une grande institution « le muséum national d’histoire naturelle ».

    Sytémique : Mise en place de la science du placement, chaque objet, plante et animal sera classé dans une catégorie : diversité du monde. Donc la fonction du musée va être de rassembler et organiser la connaissance doit faire cesser les débats. La sytémique devient la discipline reine des sciences naturelles.

    Musée océanographique : construit comme un temple qui rassemble les objets.

    La science c’est construit en s’opposant au reste du monde.

    On voit la création de diorama, reconstitution d’un environnement économique et ses animaux, représentation du réel, appel à notre imaginaire cela attire le public. Problème les dioramas sont peu développés

    Donc on a des expositions ancrées dans un savoir spécialisées :

    • symboliques (cabinets de curiosité)
    • taxinomiques (organisation)

    Et des expositions situationnelles ancrées dans la référence à un réel familier :

    • expositions in situe (jardin, plante)
    • expositions analogiques, impression d’image réelle

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    c) les techniques        <o:p></o:p>

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    Conservatoire des arts et métiers : rassembler les objets techniques, lieu d’accumulation pour que les artisans ingénieurs puissent comprendre et s’inspirer.

    19ème problème : on crée des musées de beaux arts, d’histoire naturelle mais pas de musée technique.

    Expo à Londres 1850 : présentation des prouesses de la technologie, immense succès tourné international.

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    Transformation de l’institution muséale<o:p></o:p>

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    1ère expo universelle : au cristal palace. 6millions de spectateurs dont 4 millions de petits gens qui se pressent les quelques jours de tarifs réduits.

    Le 19ème siècle c’est le siècle des musées (art et science) mais pas de la technique. Mais elle se développe car elle est à la base de la révolution industrielle.  Un processus d mondialisation s’enclenche vers 1900 – 1910 (beaucoup d’échanges internationaux autour de l’industrie, technique).

    Les expo universelles : premier espace public mondial, lieu de débat, confrontation, rencontre.

    1903 : création du Deutsches museum destiné à la technique et la science. Lieu ou on met en évidence les grandes découvertes (scientifiques, technologiques). 

    Nouvelle discipline : ethnologue qui ont étudié les cultures, l’organisation de l’ordre. L’idée d’un nouveau regard.

    Hazelus Arthur, ethnologue, «  on ne peut comprendre la technique que si on l’a reconstitue dans son environnement ».

    Systémique : c’est l’écologie. Hazelus avait développait une systémique dans le but d’être reconnu.

    Musée deux étapes, <o:p></o:p>

    Systémique, ce qui est important c’est l’inter relation entre les objets, représentation dans leur contexte.

    Et systémique : kilomètre de vitrine pour chaque élément, catégorie.

    → Ce principe sur lequel se développent les musées, soit comme un lieu de rassemblement des objets de connaissance pour les experts va conduire à leur développement et à leur ruine. La systémique va disparaître on va se rendre compte de l’importance des relations et se met e place un mouvement de rénovation qui va se heurter au collection.

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    3. la nouvelle muséologie <o:p></o:p>

     

    a) Les origines  Rivet, Rivière et musée de l’homme, radicalisation de la critique et naissance de la nouvelle muséologie.

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    1980 : rénovation des musées comme lieu de communication. Rivet (ethnologue) et Rivière (conservateur) vont travailler ensemble. Ils produisent l’idée d’un musée de l’homme, plusieurs idées émergent, le musée a 4 fonctions :

    *      rôle scientifique : lieu d’interrogation sur la société, espace de lutte contre le racisme, fascisme, lieu de réhabilitation des cultures dans leur diversité.

    *      Rôle d’éduction populaire : ouverture sur la diversité des cultures, le musée doit s’adapter au public.

    *      Rôle artistique et de conservation : c comme une critique comme si les musées contextualisaient les objets derrière une vitrine.

    Radicalisation de la critique <o:p></o:p>

    Mouvement culturel qui se développe, remise en question des institutions. Le musée est une école, prison, hôpital tout sauf un lieu de culture. Autre élément de cette critique : jusque là le musée à contribué à la définition de la culture cultivée, le musée impose une culture.

    Bourdieu publie un ouvrage qui se rejoint avec cette approche «  comment les élites se reproduisent avec la démocratie ». Il dit que la statistique montre que ne va aux musées que les élites. Pourtant il n’y a rien de plus facile que d’y aller. Pour lui, le musé reproduit dans le domaine de la culture le partage qui s’opère déjà au plan de l’économie et de l’éducation.

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    b) Naissance des écomusées <o:p></o:p>

    C‘est à l’écomusée de révéler ce qui caractérise une population et d’épouser l’aire de ces caractéristiques.

    Se pose le problème de l’environnement : Giscard d’Einstein à la tête du pays met en place les parcs naturels. Ex : écomusée de Marquez, parc naturel des Landes.

    Critique : la nature a toujours été habité net sa conception dans le parc naturel fait abstraction de la vie réelle. Donc on crée dans chaque parc un musée, ex : écomusée de Creuset Monceau les mines.

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    L’écomusée est un lieu qui engage une communauté sur une réflexion de son patrimoine donc un musée de réflexion sur l’identité. Les missions de l’écomusée :

    *      Un musée d’identité, musée miroir la pop vient se voir et découvrir ces caractéristiques

    *      Musée de l’écologie, musée de l’homme et de la nature, l’histoire du territoire

    *      Musée d’histoire, du temps comme une approche chronologique

    *      Projet communautaire, il faut amener la population à réfléchir au patrimoine et à le conserver.

    *      Musée de recherche, le musée n’a pas de collection juste des fiches pour indiquer ce qu’on a et on empreinte aux gens, fermiers. Il faut conserver et accumuler la connaissance.

    *      Expositions temporaires, ex les jeunes et le café, culture rurale.

    *      Présentation permanente.

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    c) principes et concepts de na nouvelle muséologie<o:p></o:p>

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    Il y a une synergie de complémentarité entre recherche, communication et conservation. Le musée est construit autour de cela.

    Dans les années 60 70, le musée est en train de mourir plus de moyens et le retour du public fait le musée comme un espace de communication.

    1975 : création d’un organisme ICOM pour fédérer les musées. « Les fonctions de recherche, conservation et action culturelle sont en étroite interdépendance ».

    Tout d’abord le musée est un lieu pour nourrir, préparer et légitimer la muséographie, puis un lieu de conservation pour préserver les moyens de recherche et de communication et enfin c’est un lieu de communication pour populariser les résultats de la recherche et défendre les moyens de la conservation.

    Conservation : politique de protection et accumulation des objets.

    *     Assurer la cohérence des collections par rapport aux objectifs de communication et de recherche du musée.

    *     Assurer la sécurité des œuvres et objets exposés.

    *     Mener une réflexion et sensibilisation sur le patrimoine du site. In ne faut se contenter de collectionner il faut une réflexion.

    Espace de communication : c’est une architecture au service de la communication

    *     Construction séduisante, évidente

    *     Espaces facilitant les relations interpersonnelles (hall d’accueil, cafétéria)

    *     Espaces prévus pour les séminaires, conférences, spectacles (amphithéâtre)

    *     Espaces conçus pour les ateliers d’animation

    *     Un centre de documentation

    Exposition : c’est le média essentiel. Espace de communication organisée autour des objets. L’exposition est un lieu de liberté, des ensembles cohérents rassemblés en îlots se font de plus en plus comme un parcours.

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    Le musée devient un multimédia qui utilise offertes par les nouvelles technologies (musée d’histoire de la ville de Montréal).

    Texte : élément important de la communication dans les musées. Mais il ne faut trop le multiplier ce n’est pas une bibliothèque.

    Quatre niveaux de lecture :

    -         Texte primaire, hors vitrine (texte court)

    -         Texte secondaire : pour approfondir tel sujet (au fond des vitrines)

    -         Ecrits complémentaires, développant tel ou tel aspect de la collection (catalogue, plaque de plexis). Composer son itinéraire,

    -         Texte signalétique : l’usager doit pouvoir composer son itinéraire pour s’attarder, se hâter.

    La musée est un équipement, un lieu d’attraction touristique, de rencontre et réflexion pour les acteurs économiques, culturels. 

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    4. retour à l’espace public <o:p></o:p>

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    a) CCST et muséologie des sciences<o:p></o:p>

    ü      Les assises nationales de la recherche (élection 1981)

    ü      Déploiement de la cité des sciences et de l’industrie

    ü      Les projets de CCST (culture de la communication scientifique et technique), deux finalités, économique pour assurer à la population les moyens de contribuer à l’innovation et au progrès et puis politique pour permettre à la pop un contrôle démocratique de la technologie scientifique

    Lévy Le blond lance l’idée de mettre la science en culture. Il faut réintroduire la démocratie soit la démocratisation du savoir. Tout le monde doit accéder aux musées, à la science pour voir comme c’est beau. Cela entraîne la vulgarisation du savoir savant.

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    Critique de la communication scientifique :

    Elle repose sur une conception encyclopédique du savoir et érudite et figée de la culture. Alors que le besoin est celui d’une culture active, mûrie dans la discussion.

    La médiation est conçue comme une interface entre savoirs spécialisés et public, d’un coté les savoirs compliqués et de l’autre le public et au milieu le médiateur qui traduit.

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    Evaluation scientifique :

    Les CCST vont connaître une crise, l’état va mettre de l’argent mais ce qui va sauver c’est la garderie des enfants c’est devenu la cité des enfants. Un musée qui n’a pas de public fait de la recherche, conservation alors que les CCST sont des interfaces de com et si il n’y a pas de public c’est la crise.

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    Quelles sont les solutions ? <o:p></o:p>

    Evaluation, quels sont les objectifs, pourquoi les gens ne reviennent pas.

    L’interactivité, concept à la mode, si le public se désintéresse de la science c’est qu’on le tient à distance. Si on les laisse libre dans leur parcours c’est mieux, 1980, invention ordinateur.

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    La muséologie des science donné une mauvaise image de la science, d’un coté le savoir et de l’autre les ignorants, petit à petit ils se sont intéressés au public, ils voulaient apprendre, donnés son avis car le public n’est pas ignorant.

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    b) patrimoine en débat dans les musées de société. <o:p></o:p>

    Alors que les CCST peinent à trouver leur public, les musées de société connaissent un essor :

    ü      Dans l’ombre et la pauvreté

    ü      Crées et dirigés par des bénévoles passionnés obliger de faire leur preuves

    ü      Convaincre les élus locaux

    ü      Démontrer leur capacité à intéresser un public et la pop.

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