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Articles de la rubrique "L3 - crise, culture et communication (geffroy)"
Cours de M. Geffroy, 2006
Publié par hinachii dans L3 - crise, culture et communication (geffroy) CRISE, CULTURE ET COMMUNICATION COURS 1 IntroductionPhénomène de crise pas simplement individuel à affectent des communautés, des peuples, des Etats, des institutions… Collectifs. Certaines de ces crises, sur le fond, présentent une caractéristique originale : à On en prend conscience qu’après coup. Décalage rend les « réparations » encore plus dure. Extrait : Bey M. : Nouvelles d’Algérie. Prof de français en Algérie. Romancière. Elle n’arrive pas à mettre des mots sur sa crise. Liée à celle de l’Algérie, dans un moment de terreur. Disparition de jeunes hommes à Enquête. Demande à la France d’aider : refus. Notion de crise : notion clef, à un moment précis, dans le contexte et paysage intellectuel français. Etudes, colloques… sur les situations de crise mobilisant des intello commence au début des années 70 68 : Explosion, pas anticipée. Crise : perte de repères à Fractures socialesCrise : Perte de repères et doute de la possibilité d’en trouver des nouveaux. Perte de repère lié au déclenchement, au développement et aux conséquences de la crise. R. Kaës : Sociologue et philosophe. Début des années 70 : « Crise, rupture et dépassement » « Ces années qui s’ouvrent marquent simultanément, une crise de la communication, de la culture et de la sociabilité » Développement de la « Fracture sociale [1]», devenue « coloniale » et les autres crises rassemblent à la fois et de manière complexe, la communication, la culture et la sociabilité. Mais un paradoxe dans ces années là : Multiplication des moyens de communication et interrogation sur la façon dont les groupes « font lien ». à Fracture sociale est le négatif de ce qui devrait être la liaison sociale. Mai 68 met en mouvement des secteurs différenciés de la société, remet en cause des fondements sur les comportements sociaux et privés. ð aspects décisifs de l’humanité à sexualité. Normes, codes, traditions remis en cause. Début 80’s : quand arrive une nouvelle crise : le SIDA, commente le journal TV où Adjani débarque et dit « je suis Kabyle et je n’ai pas le sida ». Peut-être que les choses sont allées trop vite, l’homme et la femme se sont trouvés entraînés dans un mouvement qui semblait irréversible. à Laisse un sentiment de culpabilité. Principes : - Les siècles sont poreux : ils laissent filtrer le passé. - L’histoire a de la mémoire, surtout quand les hommes n’en ont plus… Réalité objective mais peu connue : Certains documents sont soumis à une loi de prescription de 50 ans mais contiennent des preuves. Mais que se passe-t-il quand on ouvre ces archives… ð Rumeurs transportée, gonflées par les médias au début de la pandémie du sida. ð Inscription de ce qui, presque 20 ans après, sera reconnu comme relevant du racisme. Concepts :- Jeu des antagonismes, forces opposées à rôle capital. - Règles de la sociabilité à nouveau système, entrée dans un groupe nous oblige à laisser à abandonner des questions, des oppositions… mais ce ferment laisser « de côte » dort, il n’est jamais perdu. o Ils ressurgissent un jour où l’autre à souvent en temps de crise. - Plus il y a de codes, de normes, plus, pour se glisser dans le moule, on laisse de côté des choses de soi. Pour faire le lien à sacrifice. - Ce qui signale la montée du processus critique, c’est que parmi les éléments du système, des éléments antagonistes sont mis en relief. o Deviennent dominants dans le système à Crise. - Ecran, écrin, écrou à Symbolique o Dans les mécanismes critiques, des phénomènes rattachés à ces 3 notions surviennent. Mais finalement, l’être humain est un peu programmé, conditionne, à être un animal critique. ð Nous nous développons de crise en crise § Plus ou moins grave § Nous n’avons pas tous les mêmes armes pour lutter. ð La culture serait une arme puissante pour lutter contre la crise mais peut aussi nous précipiter dans la crise. Exil : paysage familier devient essentiel à cause du manque crée. Crise : faille qu’il va falloir franchir en suspension sur le vide : aimerait que quelqu’un nous aide. Naissance : 1ière crise de l’être humain : Double : - l’être qui se détache - l’être qui se retrouve avec le vide. Mettre en crise celle qui nous donne le jour. COURS 2 Extrait : Ecrire, M. Duras à Solitude et alcool, écriture et lecture. Pour M. Duras : Ecriture « Tragique ». Noyée dans l’alcool toute une partie de sa vie. Crise, culture et communication : Littérature = conjuration de la dimension autodestructrice de la crise. Ecriture dans la culture est aussi un des moyens de lutte contre la crise. « Littérature de l’exil » : déplacement à laisse leur langue maternelle pour écrire en français. Quittent une rive de soi, pour aller « en face », comme si on ne pouvait regarder la sienne que de là ! à Méditerranée. Assia Jaba : entrée à l’académie française. « Pour que le regard puisse s’installer d’une rive à l’autre » (Geffroy) à Passerelle entre les deux. è Fonction Médiatrice de la Culture
La NaissanceDouble séparation de la naissance à il devra y avoir un double lien de la mère à l’enfant et de l’enfant à la mère pour que l’enfant puisse se construire. Winnicott : « Un bébé, ça n’existe pas » http://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_Winnicott L’enfant doit trouver dans son monde nouveau des conditions de développement. Homme = animal critique à Nous naissons tous prématurément, pas pleinement équipé pour pouvoir assumer ses nouvelles relations, celles dans lesquels il est impliqué (famille) à Obligé d’avoir des idées, de se faire des idées, trouver des explications. C’est là que la mère devrait intervenir à explication / éducation. ð Culture = héritages Ce qui nous rend tous différents et inégaux car tous les parents n’ont pas les mêmes armes. « La capacité de rêverie » de la mère à l’enfant. Pas détaché de la réalité mais complètement ailleurs… Permet ; parfois ; en plein cauchemar de sentir et d’entendre « ne t’inquiète pas » Emotion qui vont nous permettre, adulte, de nous défendre. ð C’est peut-être pour cela que quand nous étudions notre évolution, nous constatons que peu à peu, les domaines de la culture sont de plus en plus infiltrés, imprégnés, par le social, ou peut-être l’inverse : § Social infiltré par la culture ? Car les temps que nous vivons sont des temps de chaos, d’instabilité, de crise. Dans la société et entre certains peuples. ð Destruction du lien social ð ð Cadre originel : La mère Environnement qui, sous l’effet d’une séparation radicale ou non, va être un cadre qui va simultanément Disparaître et se Révéler. Séparation à Manque « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ». (Alphonse de Lamartine, Méditations) Le familier explose, nous est retiré. Quantité d’êtres et de choses dont nous ne soupçonnons pas qu’ils sont des repères. à C’est quand ils ne sont plus là que la réalité change, plus dure, comme si on nous avait enlevé ce confort « presque » maternel. Nietzsche : « Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse ». Perte de repère, de socle à vertige peut entraîner jusqu’à la mort. Janus : Dieu des portes : deux faces et chacune regarde dans un sens opposé. ð Crise porte autant de potentiel de destruction que de construction et de recréation, de renaissance. Mort à résurrection à Antiquité, religion, social… Comme une épreuve mais marque symbolique d’entrée dans une société, dans un groupe. Les âges…ð Chirurgie esthétique à Renaissance ? Anti-âge qui est aussi la source de discrimination sociale car tout le monde n’a pas les moyens. Vieillesse : processus critique, comme les ado, comme à la naissance : Homme toujours en crise ! Pré-ado : souvent oublié, mais ébauche, hésitation qui se situe vers 7-8 ans. à Crise interne ne se signale qu’à certains petits détails. Périodes de mini-crises : 2 terrains d’expression : - Corps à somatique - Ecole Se transforme en « crise d’ado » ; Double impact : pour les parents et pour l’enfant. On s’aperçoit d’une équivalence symbolique majeure : La Mère et ce qu’elle représente et le groupe. à le groupe est capable d’avoir les mêmes fonctions que la mère à crise dans organisation, toutes celles que nous traversons. Les parents arrivent à l’âge où ils se questionnent sur - leur pouvoir et leur emprise sur la vie - leur fore vitale, leur énergie et leur psychisme - les heures de Bilan : tout ce qu’on n’a pas fait. ð Parents sont poussés dans ce territoire de réminiscence aussi par leurs enfants, qui ont une énergie folle. Avec comme décor permanent : des rêves d’adolescence, des rêves non accompli (pas encore ou jamais) à mélange entre ceux des enfants et des parents : choses pas faites, plus possible de les accomplir. à Relation avec la crise des 45-50 ans : « Le démon de midi ». RITES DE PASSAGES, dans nos sociétés occidentales ont disparu. Ont-ils été remplacés ? Sans doute pas… à Tendances pour essayer de trouver des garanties de passage à l’âge adulte par exemple. Mais tous n’ont pas les mêmes armes. Ce n’est pas parce que, dans notre famille, ils étaient bien armés que le passage est facile… Car, et c’est une des propriétés de la culture : a priori, ça se transmet. Culture = Transmission Mais la culture c’est ce dont on hérite, à condition d’avoir un lieu ou mettre ce que nous trouvons. (Winnicott) Amour pas équivalent de transmission, l’un n’implique pas l’autre… Transmission de connaissance, mais par les parents : capacité de l’incorporer : Dynamique qui permet de profiter de cette connaissance… Transmission de la possibilité d’être - dans une « réalité vraie » et dans une autre - de s’inscrire et de se retirer de ce monde et de le transfigurer. ð L’acte de créer une œuvre ou un plat, quoi que ce soit ! Suppose un pouvoir de transformation de la réalité des êtres et des choses. Socrate : Les meilleurs parents sont ceux qui vous éveillent. Transmission : capacité de communication et d’expression, par la parole et le corps. M. de Certeau : « Art de faire » COURS 3 Rappel : CORPS = MERE = CADRE = GROUPE Extrait : Rimbaud 1° texte : premier jet de « Mauvais sang » : intro à Une saison en enfer. 2° texte : « Le dormeur du val » Rimbaud, à la fin de sa vie, part sur les traces de son père, le capitaine Rimbaud. Meurt suite à une blessure qui le laissera boiteux. Comme Œdipe : oedpus = celui qui a les pieds enflés. Enfants, il a été pendu par les pieds et les poignets, ce qui laisse des traces… Jocaste entrevoit, une fois amoureuse de Œdipe, que ses chevilles sont enflées… Mais elle ne veut pas voir, pas comprendre. Œdipe, quant à lui fuit la fatalité…et pourtant, il respecte la prophétie qui lui a été faite. Les Mythes, Légendes, Religions…Contiennent une sagesse, mais aussi nos peurs, l’héritage de nos peurs. Pour pouvoir accoucher de soi-même, ce qui est très difficile… on a besoin, tous, de ces espaces de récits, de prières, de contes ou de romans, de pouvoir accueillir ça à nous éveiller l’âme avec ça. Selon les cultures : pas les mêmes possibilités d’éveil. à Quand tensions, conflits… on se rend compte qu’on ne s’éveille pas au même monde… à Repères identitaires qui peuvent, dans des conditions particulières, nous faire défaut. Mais peuvent aussi, dans des moments critiques, nous aider, nous « accueillir ». Moment critique : Besoins d’être contenuMalgré l’envie de liberté. Contenant : corps de la mère, puis, notre propre corps à Peu à peu, prend conscience du corps è devient un cadre Société : Famille, groupe… devient discrètement mais efficacement, un cadre. Rêve : filtrer, amortir, contenir ce qui serait une agression ou une souffrance, une solitude, le point de départ d’une crise personnelle. Dans la liberté, nous avons tous besoin d’avoir un réceptacle de nous même, un étayage sur lequel nous appuyer à socle suffisamment fort pour donner le sentiment de pouvoir rester debout quoi qu’il arrive. L’exil : quitte une terre, un socleTerre : corps, mère, groupe à cadre essentiel qu’il faut quitter. Cadres permettent de se construire une sorte de garantie de pouvoir apprivoiser la vie, sa vie. Dimension groupale de ce réceptacle. Pas une pers qui se repose sur un groupe mais aussi un groupe qui se repose sur l’individu. à Solidarité, chaîne, lien qui réuni les étayages dont nous avons besoin. Mais à trop s’appuyer, sans espaces suffisant entre les différents points d’appui : l’écran de protection devient un écrou de contention. Comme les rouages d’une horloge qui se bloque quand il y a trop de poussière… Principe Fondamental : L’intervalleJeu dans les mécanismes humains, techniques, vivants… à Sans intervalle, paralysation et mort. Politique : régime totalitaire : Intervalles inexistants à Systèmes clos, verrouillés. Intervalles dans l’exercice du pouvoir nécessaire, sinon, le système est voué à la mort… L’étranger. « Le pire, ce n’est pas d’être dépossédé par l’autre, le pire, c’est d’être dépossédé de l’autre » ð Nécessité de reconnaître l’étrangeïté Etranger : Vide entre départ et arrivée. à Pas assez de passage entre passé / présent. Vide = risque quand on doit franchir le pas car personne n’est là…
ð Rupture, faille Pontage : possibilité de faire se rejoindre 2 espaces opposés. Histoire perso : hypersensibilité qui rend le pontage difficile, comme si à cet endroit précis, on déclenchait une effervescence : Bouillonnement. Peaux chéloïdes : peuvent pas être réparée car se boursouflent… CORPS Espace : propriété créatrice dans l’intermédiaire et espace d’étayage entre les individus. L’intermédiaire :
- Médiateur à passage d’un monde à l’autre - Représente, dans une situation de crise, à la fois - une instance de communication - Une instance d’articulation des différences Les différences sont bénéfiques tant qu’il y a des possibilités d’articuler cette / ces différences entre Sociétés, cultures. Temps, espace à doivent être des Lieux de symbolisation, pour établir une communication, un dialogue. « La parole, c’est le meurtre de la chose » à Signes, chants, musiques, littérature… qui surgit, se crée à la place de… ð Le langage symbolique se crée sur la base d’une absence Religion constituée de tous ces signes symboliques à Figures, chants, Architectures. L’absence, l’invisibilité est une source d’incantation à C’est comme ça que les langages naissent, se développent et s’enrichissent. Les guerres n’ont de cesse de nous montrer la difficulté de faire mourir certains mots / maux… COURS 4 Extrait : La douleur, de M. Duras. Un de ses premiers manuscrits. Mort de l’être aimé dans un camp de concentration. Attente de la nouvelle. M Duras a connu Mitterrand pendant la résistance. Un des seuls livres où elle évoque la torture physique et en donne l’image terrible, celle d’un entraînement, c’est-à-dire des rouages qui se mettent en marche quand on appartient à une cause, qu’on est une femme dans un univers d’hommes. SociétéSociété à Tensions, guerres à Crises Equilibre entre : - Le potentiel autodestructeur de la crise - Le potentiel positif vers la renaissance, le progrès, la régénération. Même au cœur du conflit, possibilité de trouver, dans des éléments qui sont ceux de la culture (dessin, musique…), les moyens de traverser et de dépasser la crise. GM2 : Réel pouvoir des mots. (com, prop, tort…) Fulchignioni : « La civilisation de l’image » A force de vivre avec les images, on a peut-être perdu les mots et leur pouvoir. Baisse de la lecture à Faire ses propres images est devenu si rare ! ð Effet de la crise du système éducatif Nous nous en remettons trop à des images faites par d’autres. Nous oublions le pouvoir des mots en tant que source d’imagination et de construction. Moment de guerre : Crises à Collectifs et individuels à Obligés de prendre la mesure de ce qui se passe. « Crisologie »1976 : E. Morin : « Pour une crisologie » Article de référence. Identifie les sources fondamentales pour approcher les phénomène de crise : « Théorie générale des systèmes » de Bertalanffy - Théorie des catastrophes Morin : Notion de crise rend nécessaire la prise en compte de principes - Systématique / systémique - Cybernétique AntagonismesCe qui permet une circulation entre les composantes du système comporte deux types d’élément : - Positif : dans le sens du mouvement à Visible en première analyse - Négatif : si on les examine, ils se présentent comme des éléments porteurs d’antagonismes. L’équilibre d’un système complexe dépend de la coexistence de ces composantes antagonistes. Ce sont eux qui garantissent la vie du système. à Si l n’y a que des éléments positifs, le système devient un Système clos : - Auto contemplation narcissique o Qui ferme toutes les ouvertures vers l’extérieur · COCON Amalgame entre négatif et nouveauté : plus rien ne rentre. Verrouillage précipite ce Système dans un processus d’autodestruction. à Incapable de régénérescence · Sans forces antagonistes : pas de vie ni de survie · Antagonisme doit rester à l’état virtuel car s’il se met en marche, le système risque d’être pris d’un déséquilibre à Révolution 2 formes de déséquilibre : - Déséquilibre porteur de régénération, de recréation, sinon : processus léthal : qui est porteur de mort. - Déséquilibre qui entraîne l’autodestruction. Rapport de complémentarité entre : LIAISON / Attraction DISSOCIATION / Répulsion Domination implique des contraintes pour les dominés. Dans un système, il existe des phénomènes actualisés et d’autre qui sont virtualités. à Rapport de force entre les deux. Ce qui fonde la complexité d’un système c’est ce simple fait qu’il produit de l’antagonisme en permanence, mais qu’en même temps, il ne cesse pas de le refouler. Etayage, appui réciproques entre les antagonismes et les complémentarités. Antagonisme à Source de création dans le système ð La culture est nourrie par, dans les marges, les oppositions, les antagonismes. ð Echappées vers l’innovation sans lesquels la culture se rétrécit sur elle-même. Les moments de crise à Montées d’antagonismes à Indiscutablement, des moments d’invention, de découverte. Internet, bombe atomique … Inventions de la GM2. Expérimentations chirurgicales sur les juifs à Sert pour la chirurgie esthétique ! A. Malraux : « Le génie naît de la pénurie » 1968 : Forces de création déjà présentes depuis longtemps mais à l’état virtuel. à Antagonisme prend le pas sur la complémentarité. Crise : Rupture de l’équilibreLorsque le désordre s’installe, on s’appercoit que les repères habituels ne sont plus à leur place. ð Disparition des repères plus facile à gérer que leur déplacement. o Peut-il continuer à être un repère ? Crée encore plus de confusion. · Signe revétu d’une étrange familiarité, d’une inquiétante étrangeté. S’ils se multiplient, alors nos capacités de vivre peuvent être remisent en cause. ==> DOUTE Après coup : dépaysement soudain. Quelque chose de soi, des autres, du monde se trouve dévasté. COURS 5 Extrait : L’armée du salut, A. Taïa Culture : une des ressources majeures de la lutte contre la crise à « Outils para-critique ». Culture : Cible désignée pour être elle-même un espace d’actualisation, d’explosion de situation de crise. Eléments : - Complémentaires - Concurrentiels - Antagonistes Pas d’équilibre humain sans équilibre entre positif et négatif. E. Morin : (1976) « Les antagonismes demeurent soit virtuel, soit plus ou moins contrôlés, soit même… plus ou moins contrôlant. Il fait irruption quand il y a crise, il fait crise quand il fait irruption ». Crise vue de l’extérieur à terrible « L’enfer c’est les autres » à Dérégulation extrême, ressemble étrangement à un symptôme qui disparaît. Symptôme à trouble Guérison : pense à l’amélioration, mais en fait, ça devient pire encore ! Antagonisme ContrôlantRégissent une certaine forme d’équilibre du système. Couples constamment fâchés qui sont incapables de se séparer à Attachement aussi grand que les crises qui les fait souffrir. Mony Elkaïm : « Si tu m’aimes, ne m’aime pas. » Jeu Antagonisme / Complémentaire à Caractéristiquesà Instabilité à Renouvellement constant des désorganisations et des réorganisations. Point de vue de la cybernétiqueDifférences entre rétroactionpositive et rétroaction négative. · Rétroaction négative : ce qui se produit quand un antagonisme émerge face à un autre antagonisme et va annihiler l’action du premier. Si rien ne pénètre dans le système : INERTIE - Tourne en rond, aucune régénération, pas d’ouverture. - Epuisement d’elle-même à désintégration · Rétroaction positive : antagonisme qui a l’air négatif mais qui n’arrête pas de s’amplifier à signe la précipitation dans la crise profonde à Image de la vague à rouleau. Société dans lesquelles on peut montrer ces rétroactions positives, mais pas toutes les sociétés donnent ces possibilités. à Cache è Violence de la déflagration due à l’accumulation de silence car aucune part de cette énergie ne va vers l’extérieur à IMPLOSION. Point de vue néguentropique Constate une instabilité accrue. Mouvement, turbulence qui se multiplie dans ce mouvement complémentarité / Antagonisme. Nos sociétés sont marquées par des processus de + en + vifs et riches. à Producteurs de complexité. (De Rosnay : Macroscope : outil de l'analyse de la complexité) On ne peut plus penser les organisations comme étant une garantie de se maintenir dans un principe d’homéostasie (= capacité de conserver l'équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes extèrieures) De + en +, les systèmes humains se nourrissent de séquences de désorganisation et de réorganisation. à Système humain se nourrissent de crises successive à Individu est un animal critique. ð Société contemporaine : socialement, de moins en moins de liaison / partage sont assurés à quand on change de rive : pas de passerelle. - Passage enfant à Ado à Adulte. Oubli, blessures sur lesquelles on ne peut pas revenir. - Passage d’un pays à l’autre à on ne peut pas revenir en arrière. Individu Incertain : A. Ehrenberg 1999 C’est aussi ça : surdité, oubli, pas sûr d’être là où il faut. à Errance : se déplace, mais sans avoir l’assurance que ces déplacements le laissent en contact avec les réalités du monde. Systèmes Sociaux Modernes sont faiblement intégrés. à En oscillation permanente entre complémentarité et antagonisme. à Contraints de connaître ces phase d’organisation / désorganisation sans aucun répit. à Enchvêtrement complexe : rétroaction +/ rétroaction – qui crée l’homéostasie. à Stabilité / stagnation à Changement de sens. ð Changement dans la continuité mais on ne reconnaît pas ce qui était auparavant. ð Accantue le sentiment d’Incertitude = Trouble du sentiment d’identité § Dans le regard des autres § Dans les repères Identité ne peut plus être circonscrite que ce soit l’identité sociale, individuelle ou sexuelle. Cette incertitude peut être à l’origine d’état de crise, y compris à un niveau collectif. E. Morin : Facteurs de perturbation Internes et Externes Quel jeu va s’instaurer entre les 2 ? Interne : Plus facile de haïr l’extérieur, l’étranger que se remettre en question soi-même. Semblant de résolution des crises à Illusion, magie qui a des racines archaïques très puissantes. Cours 6 Extrait : J. Genet : Le funambule Crise : Entre deux rives. Image du funambule souvent quelqu’un qui, dans une période de désarrois où il ne sait pas où on va, marche sur un fil. On a le sentiment qu’aucun de ses pas n’est assuré, que le corps est raidi, comme tétanisé. Individuel : Rigidité est souvent une garantie de la chute, manière de ne plus tenir debout, contrairement à ce qu’on espère. Rigidité : ne eut pas accomplir les gestes essentiels pour se saisir de quelque chose. On ne peut pas faire preuve de lucidité. Collectif : Rigidification du système va empêcher que soit annulé des déviances et des antagonismes. Blocages des dispositifs des rétroactions négatives. Déblocage des inhibitions et des contraintes. Situation de « double contrainte » à groupe face à des situations ou il a le sentiment de faire quelque chose et son contraire. Obligation d’inventer face à la rigidité et double contrainte Rigidité : Germe de la destruction Obligation de créer à Germe de créativité aussi ! Solution externe, magique sont invoquées, inventées, quitte à s’ériger soi-même en véritable héros !!! à Utopie, illusion dans le meilleur cas à Au pire : carcans, armures idéologiques à Totalitarisme naît souvent dans la mouvance de situation de crise collective. (Hitler : 1er rêve : peintre) Si on se réfugie dans une idéologie à Imposition d’une forme de militance mythique à Ceux qui s’y précipitent y trouvent, fantasmes ou réalité, tout ce qui était venu à leur manquer ! Totalitarisme = CADRE · Repères pour celui qui est en errance, en instabilité · Prise en charge ð Niveau individuel et niveau collectif Crise à RuptureDans deux domaines : · Relations interpersonnelles · Relation intra subjectives : unité interne. Rupture dans nos appartenances. Groupes sociaux qui nous entourent : feuille, ami, culture… à Trouve plus sa place dans la société. Faire le deuil de son monde personnel, d’une partie de soi, du « Moi » qui nous a construit, que l’on a connu… Intervalle à Passeur à L’artL’art est sans doute le meilleur passeur et le meilleur pansement dans les situations de crise. Art fait partie de la culture à 2 Moyens de passage Sciences humaines : intervalle est ce qui autorise l’idée de transition (transire = traverser) dans l’idée d’une trajectoire. Il y a un lieu de passage, ou la transition est assurée. Cette dimension qui symbolise l’entre deux rives, c’est le « Transitionnel » « L’espace transitionnel »
Paradoxal. « Théorie du jeu » : état particulier caractérisé par sa séparation par rapport à la réalité. Jouer n’est pas vivre. à Pénétrer dans un univers de fiction transitoire tout en gardant la capacité de revenir à la réalité. Sinon : Aliénation dans le jeu. Le Jeu, chez l’enfant notamment, c’est l’espace dans lequel tout l’univers qui s’y rassemble est un univers subjectif. Univers qui a suffisamment d’écart par rapport à la réalité pour qu’il soit nécessaire que l’enfant revienne à une autre réalité, la réalité objective. Winnicott : appel cet espace de jeu « Espace Transitionnel ». Chercheur qui travail avec les enfants autistes. Jeu permet à l’enfant de pouvoir voyager dans un monde subjectif et d’en revenir. Ado/Enfant délinquants ont une caractéristiques commune à ils ne jouent pas. Toujours dans des actions réelles. Pas la capacité de s’évader ni de dialoguer d’une rive à l’autre. Winnicott comprend que la culture, l’accès à la culture suppose l’existence, chez l’individu, d’une capacité à évoluer, vivre dans des espaces transitionnels. « La culture c’est ce dont on hérite, à condition d’avoir un lieu où mettre ce que nous trouvons. » Cette citation de Winnicott fait le lien entre crise, culture et communication. Cours 7 Tout état de crise traduit à la fois : · un dérèglement · une mutation · une réorganisation et une recomposition Passerelle / intermédiaire Etat Nécessairement Etat inconnu : disparu : repères, univers… Incertitudes, Menaces… Intervalle Intervalle périlleux, instable, plein de paradoxes. Nous rejouons, dans les situations de crise se qui a pu déjà, auparavant se jouer, même si les cartes et le jeux sont différents. à Rappel des peurs, des doutes sur soi et sur les autres. à Remontent à la surface ó Résonance. C’est à ce moment là que l’on craque : ‘burn out’ : pendant une crise, même les plus forts peuvent craquer ! à Nécessité d’un lieu transitionnel puisqu’il s’agit de traverser l’intervalle, donc de le franchir. Reconstruire des repères, pour se sentir contenu Espace de sécurité suffisante pour contenir, sinon, risque de contention, d’enfermement dans cette transition. (Alain Ehrenberg) Ce qui devrait être un passage, nous assurer d’avoir les forces pour rejoindre l’inconnu, devient un piège, un cul de sac. Selon les cultures, la société… à Forme de Narcissisme devient importante dans la crise entre deux monde : On n’a pas toujours envie de se tourner vers l’autres quand on passe son temps à se consommer soi-même[2]. Piège + Narcissisme à d’où l’idée de refuge suffisant et pas « de contention ». La culture est un codeDans une société, dans une culture : ce qui permet de tenir le Tout et donc les individus, ce sont les Codes car ils font Cadres ð Pas de cadres à Vide Nature et humanité a peur du vide, c’est ce qui les pousse à créer. Pendant Mai 1968 : Casse les cadres, les contraintes à transgression et incertitude mais n’ont pas œuvré tout de suite pour recréer à Culpabilité dans certaines cultures et communautés. Depuis Mai 1968 : Recréations multiples, mais totalement chaotiques, dans tous les sens et par tous. (ex : Internet cf. Bertini?) Commémoration, Devoir de Mémoire, Ritualisation des Deuils… à laisse à réfléchir. Narcissisme / Culpabilité / Repères. Culture : Lieu transitionnel par excellence à Origines individuelles, groupales… · Permet d’assurer le passage d’une rive à l’autre · Permet de contenir, dans un code · Permet de symboliser, dans des rites et des pratiques les relations et les significations qui sont liées à l’amour et à la haine. Ø Envers les autres et/ou en vers soi-même. Comment transformer ce sentiment en quelque chose de positif. La culture d’appartenance représente ce « soi originel », ce cadre. La culture est aussi porteuse de « Liens » : Passage de l’un à l’autre et de « Liance » : Mouvement de se lier. La culture, c’est encore une façon d’accomplir certains gestes. Des gestes futiles en apparence, mais profondément importants. Comment nos sociétés post-modernes essaient de contenir ce qu’elles désignent comme désordre, presque pathologie[3] d’une crise plus sociale qu’individuelle. Lien social, « Dynamique de Liance » va donc prendre de + en + d’importance. 1943 : Roheim : Origines et fonctions de la culture. « Les systèmes de défense contre l’angoisse sont l’étoffe même dont la culture est faite. » La culture est bien un système de défense puisqu’on y trouve des armes ! Toute maladie est d’abord un essai de guérison. [1] P. Blanchard : La fracture coloniale Historien, recherches sur les mécanismes et effets de la colonisation et de l’immigration. à Difficultés de la France à intégrer son passé colonial et post colonial. à « Urbanisme urbain » à la mode. à Pour l’auteur, les problèmes post coloniaux sont des « symptômes d’un retour du refoulement » : Le passé resurgit dans l’actualité de façon désordonnée, déstructurée. ð Revendication des enfants des colonies [2] Cf : L’individu incertain ; Alain Ehrenberg [3] à Chronicisation d’un état de crise
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